L’angle d’éjection en lancer

Figure : exemple de représentation graphique des résultats.

Photo : concertation entraîneur-athlète sur l’analyse technique des mesures.

Introduction

Evoluant à l’intérieur d’un cercle de lancer aux dimensions très réduites, les meilleurs masculins sont capables, dans un laps de temps très court d’où l’impression visuelle d’une véritable explosion de procurer au boulet une vitesse d’éjection de près de 14 m/s à partir d’une vitesse nulle au départ.

Deux styles sont désormais utilisés : celui en rotation et celui plus classique avec un glissement linéaire des pieds. L’altitude du boulet à l’éjection est de 2,3 m environ pour les lanceurs les plus grands.

Objectif et méthode

Le but de cette étude est de définir les déterminants d’une performance en lancer du poids. Les lois de la balistique nous enseignent qu’une portée maximum serait obtenue avec un angle d’éjection par rapport au plan horizontal proche de 42 degrés. Or, les analyses objectives réalisées au cours de compétitions montrent que cet angle se situe, en moyenne, vers 35 degrés, même pour le record du monde.

Le CAIPS a mis a au point une station expérimentale ; les trois paramètres du compromis sont analysés en quelques minutes après chaque jet permettant de relier sensations éprouvées et réalité objective.

Résultats

A partir des résultats du suivi scientifique d’une séance technique de lancer de quatre athlètes, nous montrons qu’un lanceur d’élite n’arrive plus à réaliser la même vitesse d’éjection maximale dès que l’angle d’éjection est supérieur à 35 degrés ; de manière empirique certes, mais efficace, l’athlète et son entraîneur ont déjà trouvé le meilleur compromis en réduisant l’angle d’éjection car la vitesse d’éjection apparaît comme le paramètre prépondérant dans l’équation mathématique de la portée ; pour un jet proche de 21,5 m, un défaut de 0,25 m/s sur la vitesse a pour conséquence une réduction de la portée de 0,5 m, toutes choses égales par ailleurs ; Un défaut de 1 degré sur l’angle d’éjection se traduit par une portée réduite de 0,2 m ; enfin, une altitude d’éjection diminuée de 0,2 m engendre une diminution de 0,2 m également.

Ainsi , un écart même minime par rapport aux possibilités maximales de l’athlète chez l’un de ces paramètres, un simple grain de sable qui s’introduit dans une gestuelle maintes fois mémorisée et voilà la synergie optimale qui n’est plus retrouvée.

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